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Enthymème

24 mai 2007 · Laisser un commentaire

La notion denthymème paraît ne pas avoir été comprise par tout le monde. Vous avez été nombreux à voir des enthymèmes là où il n’y avait qu’une déduction ou une induction.

Comme décrit dans les notions théoriques, l’enthymème procède à partir d’un lieu commun (une maxime, un proverbe, un dicton, la sagesse populaire, etc.) pour arriver à une conclusion. Dans certains traités de rhétorique, l’enthymème est décrit comme “un syllogisme dont un des prémisses est implicite”. Un peu compliqué, je suis d’accord avec vous. Cela veut juste dire que l’enthymème procède par un raccourci, en évitant de formuler une des “lois” (ou prémisse) du syllogisme.

L’exemple-type, c’est le fameux “Je pense, donc je suis” de Descartes. Dans cet énoncé, le premier prémisse est “je pense”; le deuxième prémisse est “tout ce qui peut penser, doit exister”; la conclusion est donc “j’existe”. Dans la phrase de Descartes, on a donc une sorte de raccourci, dans la mesure où la deuxième prémisse n’est pas directement formulée.

De fait, un lieu commun procède souvent par raccourci, et c’est pour cela que les approches rhétoriques “mélangent” allégrement l’idée de lieu commun et de prémisse implicite, dans leur description de l’enthymème.

Catégories : Nouvelles

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